From: riet...@xs4all.nl (Ronald Rietman)
Subject: de hele brief (in het frans) (was Re: Voor francofonen...)
Date: 1998/10/21
Message-ID: < slrn72rmdi.h0g.rietman@xs3.xs4all.nl>
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< slrn72rd9j.3um.nomail@sys3.pe1chl.ampr.org>
X-XS4ALL-Date: Wed, 21 Oct 1998 14:55:15 CEST
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Organization: Overhodet Ingenting A/S
Mime-Version: 1.0
Reply-To: riet...@xs4all.nl
Newsgroups: nl.comp.os.linux,nl.comp.overig,kub.comp.misc
On Wed, 21 Oct 1998 10:19:32 GMT, Rob Janssen < nom...@pe1chl.demon.nl> wrote:
>
>Een stukje van de tekst erbij of een idee waar het over gaat is dus
>erg welkom.
Geen zin om de highlights eruit te vissen, maar het zou wel eens een
klassieker kunnen worden, dus post ik het maar in z'n geheel.
Het origineel staat op http://www.mmedium.com/misc/courrier/00057.html.
Enjoy :-)
Ronald
[INLINE]
Les Ulis, le 19 octobre 1998
Madame, Monsieur,
Vous le savez, je viens d'avoir le plaisir de prendre la Direction
Générale de Microsoft France suite à la promotion aux Etats-Unis de
Jean-Philippe Courtois.
En quelques semaines j'ai découvert une entreprise performante et
innovante, mais aussi responsable et profondément soucieuse d'écouter
et de satisfaire ses clients et ses partenaires.
Comme toute entreprise, Microsoft a des concurrents et des
détracteurs, néanmoins j'ai été fortement surpris par la nature et la
violence de certaines attaques récentes, qui décrivent une entreprise
qui n'a rien en commun avec celle que je côtoie tous les jours.
Il m'est donc apparu important que Microsoft publie une Lettre Ouverte
expliquant la réalité de sa position par rapport aux critiques les
plus injustes dont nous faisons l'objet. Cette Lettre Ouverte, dont
vous trouverez ci-joint un exemplaire, ne prétend pas présenter
Microsoft sous un jour idéal, ni convaincre que nous sommes une
entreprise sans défaut, mais a simplement pour but de préciser
certains points.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes plus cordiales
salutations,
[INLINE]
Marc CHARDON
Directeur Général
LETTRE OUVERTE...
à nos milliers de clients, nos milliers de partenaires, accusés d'être
de bien candides victimes.
Microsoft est en France la firme préférée des cadres d'entreprise (1).
Le succès de Microsoft suscite pourtant de la part de certains
observateurs des commentaires acerbes, et ce phénomène a tendance à
s'amplifier à l'occasion du procès dont l'entreprise fait l'objet aux
Etats-Unis.
Il est désormais courant de voir relayer des rumeurs qui participent à
la construction d'un mythe, selon lequel Microsoft serait une
entreprise à but principalement hégémonique.
Microsoft a sans aucun doute sa part de responsabilité, et nous ne
contestons pas que l'on puisse critiquer l'entreprise, ce qui nous
paraît relever du droit de contradiction le plus élémentaire.
Mais nous contestons les moyens utilisés parfois pour le faire.
Les thèses les plus fréquemment avancées ne sont pas étayées par des
études, les références et citations ne sont pas attribuées et les
jugements, souvent péremptoires, ne font que reprendre des rumeurs non
fondées qui circulent sur l'Internet.
Ceci ne serait sans doute que peu de chose, si la critique n'avait
récemment atteint ceux-là mêmes à qui nous devons notre succès.
Devant tant de mépris, c'est le respect que toute entreprise doit à
ses clients et partenaires qui nous pousse aujourd'hui à réagir.
Microsoft n'aurait jamais rien inventé
Cette vision des choses illustre une confusion fondamentale dans
l'interprétation des notions d'invention et d'innovation
technologique.
Comme pour toute entreprise industrielle, le rôle de Microsoft
consiste à transformer une invention en produit innovant.
Une découverte ou invention ne représente un capital exploitable que
si elle peut se traduire en innovation technologique, c'est à dire si
elle peut être intégrée dans un produit utile, qui satisfait un
nouveau besoin, à un prix acceptable par le marché.
Dans tous les domaines, des milliers d'inventions restent à tout
jamais inexploitées, la créativité des inventeurs ne correspondant
malheureusement que rarement aux critères de l'innovation
technologique.
L'une des forces de Microsoft est que son fondateur, Bill Gates,
passionné de technologie informatique, a su reconnaître des inventions
qui présentaient un potentiel d'innovation technologique. Il a ensuite
pris le risque d'investir humainement et financièrement pour faire
évoluer ce qui n'était au départ que des idées brillantes, vers des
produits fortement innovants.
Ainsi, par exemple, Microsoft n'a jamais contesté que le langage Basic
ait été inventé par Kemmeny et Kurtz. Pour autant, ce langage n'aurait
pas pu être exploité largement si Bill Gates n'avait pas développé en
assembleur un interpréteur Basic ultra compact (moins de 4 Ko), et ne
l'avait ensuite porté sur plusieurs machines et processeurs. Ce
travail de développement et d'adaptation pour plusieurs plates-formes
a permis à Microsoft de licencier sous forme de royalties cet
interpréteur Basic à de nombreux constructeurs de l'époque comme
Commodore ou Atari. Apple, créée deux ans après Microsoft, bénéficia
dès le départ du Basic interprété de Microsoft dans ses Apple II.
De même, peu après, Bill Gates a vu en Tim Patterson, inventeur de la
souche de code Q-DOS, un informaticien de grand talent. Tim Patterson
était à l'époque développeur indépendant et unique employé de Seattle
Computer. Il a été recruté par Microsoft, au même titre que d'autres
développeurs par la suite.
Depuis le code de base jusqu'au produit final, plusieurs mois de
travail ont été nécessaires, pendant lesquels Tim Patterson et de
nombreux développeurs Microsoft ont fait évoluer la souche de code de
Q-DOS, pour le rendre compatible avec les standards de qualité de
l'époque.
La démarche a été identique dans le monde des applications et sur des
technologies plus récentes.
Pour innover, une entreprise de logiciels comme Microsoft doit savoir
identifier des collaborateurs à fort potentiel, les recruter et les
conserver, en leur donnant les moyens de développer leur intelligence
et leur créativité au service de l'entreprise.
En effet, la matière première d'une entreprise de logiciels est
exclusivement constituée de matière grise: la performance de Microsoft
tient donc à sa capacité à recruter de bons collaborateurs
Microsoft recrute ainsi 4000 personnes par an, dont un grand nombre de
développeurs. Or, la demande en capital intellectuel est immense dans
l'industrie du logiciel, en particulier aux Etats-Unis, où est
installée la majorité des grandes entreprises du secteur. Pour faire
face à la pénurie d'informaticiens, le Congrès américain vient
d'ailleurs de voter une loi autorisant l'immigration de 300.000
informaticiens étrangers.
Les bons développeurs font donc l'objet de fortes sollicitations de la
part des entreprises. Il résulte de la loi du marché que ceux-ci
passent parfois d'une entreprise à l'autre, avec ce qui constitue leur
valeur, c'est à dire leur capacité à inventer des concepts ou à
développer des produits.
Oui, par exemple, Windows NT a été conçu par Dave Cutler, ancien
employé de la firme Digital et l'un des créateurs du système VMS.
Cette affirmation est conforme à la réalité, mais elle ne constitue
pas pour autant une révélation tapageuse.
Microsoft a recruté Dave Cutler en 1988. Il était à l'époque chez
Digital. L'entreprise lui a confié à partir de 1989 le pilotage du
projet Windows NT. La première version de ce logiciel est sortie 4 ans
plus tard en 1993, grâce au talent de Dave Cutler, mais également au
travail de plusieurs centaines de développeurs Microsoft.
Le rachat de start-ups innovantes par d'autres entreprises fait partie
de la dynamique du marché informatique: l'évolution rapide de la
technologie a suscité une politique d'acquisitions de la part de
toutes les grandes entreprises du secteur, et pas seulement de
Microsoft.
Une entreprise, en particulier dans le secteur des nouvelles
technologies de l'information, doit toujours avoir une longueur
d'avance pour répondre à l'évolution rapide du marché. L'entreprise ne
disposant pas toujours en interne des produits permettant de
satisfaire la demande au bon moment, l'acquisition de start-ups lui
permet d'avoir une plus grande réactivité et de continuer à innover
face à la concurrence. Sun Microsystems, l'un des principaux
concurrents de Microsoft, créateur du langage Java et des
environnement systèmes autour de Java, a ainsi racheté un grand nombre
de sociétés au cours des dernières années, parmi lesquelles
NetDynamics, Diba, Encore, IMP, Long View Technology, LightHouse
Design Lit, Chorus, Cray et encore récemment IPLANET.
IBM, autre concurrent de Microsoft, a également effectué de nombreuses
acquisitions, non seulement de start-ups innovantes, mais aussi de
sociétés bien établies, disposant de parts de marché conséquentes,
comme Lotus (pour 3 milliards de dollars américains en 1995) ou Tivoli
(pour 1 milliard de dollars américains en 1996).
Microsoft ne s'est lancé que tardivement (il y a moins de 5 ans) dans
le rachat de certaines start-ups, ayant privilégié jusqu'alors le
recrutement de nouveaux collaborateurs. C'est en effet l'évolution
rapide du marché à partir de 1995, correspondant aux grandes années du
développement de l'Internet, qui a suscité le rachat de plusieurs
entreprises par Microsoft. Ces petites sociétés, souvent non cotées au
Nasdaq, employaient des développeurs de qualité sur des technologies
naissantes. Ces technologies ont donc pu être intégrées dans les
plates-formes Microsoft, et ont ainsi pu connaître une grande
diffusion.
En conséquence, au cours de ces années 96-97, Microsoft a acquis à
l'extérieur une part de code plus importante que dans les années
précédentes, la proportion du code développé en interne restant
toutefois largement majoritaire (plus de 90 %).
Les start-ups qui ont été rachetées ont été doublement gratifiées: au
plan financier, puisque leurs fondateurs et développeurs sont devenus
très riches du jour au lendemain; au plan commercial, puisque leurs
créations ont été largement diffusées et utilisées au travers des
produits Microsoft.
Microsoft est l'une des 5 premières entreprises mondiales, tous
secteurs confondus, en matière d'investissements en recherche et
développement.
Microsoft consacre 17% de son chiffre d'affaires, soit cette année 3
milliards de dollars américains, en investissements consacrés à la
recherche et au développement.
On ne peut nier que les entreprises privées, et Microsoft en
particulier, apportent une contribution essentielle au développement
de la science informatique. On retrouve d'ailleurs une situation
comparable dans d'autres secteurs, comme celui de la pharmacie.
Ainsi, ce sont des équipes de recherche regroupant au total 400
personnes, rassemblant des personnalités parmi les plus estimées du
secteur (telles que Jim Gray, le créateur du transactionnel CICS chez
IBM ou Rick Rashid, l'inventeur des micro-noyaux), et renforcées par
plus de 13.000 développeurs et testeurs, qui construisent chaque jour
le succès de Microsoft.
Ces équipes de recherche, établies aux Etats-Unis mais aussi en
Europe, à Cambridge, travaillent sur des technologies génériques qui
ont pour vocation à être ensuite intégrées sous forme de composants
dans les systèmes et applications Microsoft.
Parmi ces principaux axes de recherche, on peut citer:
* les techniques d'intelligence artificielle, destinées à simplifier
l'interface entre l'homme et la machine;
* les architectures réseaux et serveurs distribués pour permettre la
montée en puissance des serveurs à base de PC;
* les techniques de programmation et de tests logiciels, pour
permettre de développer et de mettre au point plus rapidement et
de façon plus fiable les logiciels.
Les produits Microsoft seraient d'une qualité médiocre
La technologie Microsoft vise à satisfaire les besoins du plus grand
nombre d'utilisateurs, dont la plupart ne sont pas des spécialistes,
et pour qui l'informatique est un outil dont le maniement doit être
simple.
Nous n'évoquerons donc ici que les thèmes qui intéressent directement
les utilisateurs de notre technologie, réservant à d'autres lieux les
polémiques de spécialistes.
Les logiciels Microsoft peuvent certes contenir des bogues, comme tous
les logiciels.
Les bogues sont en particulier liés à la complexité et au nombre de
configurations différentes sur lesquels les produits doivent
s'exécuter. Par ailleurs, les développeurs sont des hommes et pas des
machines, et peuvent donc être faillibles. Cette constatation générale
n'empêche pas Microsoft de travailler en profondeur sur les méthodes
de conception de ses logiciels, et de consacrer d'importants
investissements aux procédures de tests, afin de réduire au maximum
les bogues. Nous ne contestons pas le fait que nous devons faire
encore plus d'efforts dans ce sens.
L'amplification apparente de ce phénomène est très liée au fait que
nos produits sont diffusés très massivement, et que, corollairement,
le nombre de cas de figure d'utilisation de nos logiciels, notamment
dans des environnements professionnels exigeants, est très élevé.
Microsoft a en effet fait le choix difficile d'assurer
l'interopérabilité de ses produits avec des plates-formes
informatiques multiples, pour répondre à la demande de ses clients.
Une des missions de notre support technique est, entre autres, de
remonter au siège de Microsoft les problèmes rencontrés par les
utilisateurs, afin d'améliorer les produits.
Microsoft fournit aussi des correctifs gratuits pendant la durée de
vie de ses produits. Ces correctifs apportent en même temps des
fonctionnalités nouvelles dites "mineures ", et ils sont mis à
disposition sur le site Web de Microsoft (2).
Les logiciels Microsoft se veulent des produits standards: ils
contiennent un grand nombre de fonctionnalités pour pouvoir satisfaire
des utilisations très variées.
Une autre critique fréquente consiste à dire que nos logiciels sont
encombrés de fonctionnalités inutiles et que seules 5 % des fonctions
sont réellement utilisées de façon courante.
La sagesse populaire récuserait l'argument au nom du « qui peut le
plus peut le moins », mais nous ne nous en contenterons pas.
Les fonctions intégrées dans les logiciels Microsoft le sont après une
analyse approfondie des besoins des consommateurs, grâce à la
compilation des informations qui arrivent aux services clients de
toutes les filiales Microsoft, et aux méthodes éprouvées que sont les
« Usability Labs ».
Dans les Usability Labs, on demande à des utilisateurs néophytes de
prendre en main les nouveaux logiciels sur des PC. Les testeurs
analysent le comportement des utilisateurs - qui ne sont pas aidés -
et les filment. Les utilisateurs sont ensuite interrogés sur les
difficultés qu'ils ont rencontrées, l'usage qu'ils feraient de telle
ou telle fonction; et l'analyse de leurs réponses donne lieu à des
recommandations dans le développement des produits.
La force du logiciel standard réside dans le fait qu'il doit être
suffisamment riche pour convenir à des populations larges et diverses.
Ainsi, prenons l'exemple d'une population de 100 utilisateurs,
exerçant 10 métiers différents au sein d'une entreprise, et
n'utilisant chacun que 20 % des fonctionnalités du logiciel de
traitement de texte Word. Il est probable qu'en cumulant l'utilisation
de ces 100 utilisateurs, ce soient 90 % des fonctionnalités de Word
qui soient réellement utilisées.
Microsoft est cependant conscient qu'un utilisateur donné qui
n'utiliserait que partiellement les possibilités de Word peut
souhaiter disposer d'une interface plus simple, dans le respect d'un
standard commun: cela fait partie du cahier des charges de plusieurs
de nos futurs produits.
Enfin, n'oublions pas que le logiciel standard a un autre avantage:
son prix unitaire faible pour l'utilisateur, compte tenu des volumes
de diffusion atteints.
Les logiciels Microsoft sont certes consommateurs de ressources
matérielles, mais l'évolution accélérée de la technologie des PC
(processeurs, mémoire, disque dur, entrées / sorties etc...)
relativise fortement cet état de fait.
Nos logiciels ont effectivement une taille importante, qui n'est
cependant pas supérieure à celle de la plupart des produits de la
concurrence.
Par ailleurs, l'augmentation de la taille des logiciels est
directement liée à l'amélioration de leurs performances et services
rendus aux utilisateurs.
Le passage à l'interface graphique a ainsi été un facteur de
consommation de ressources matérielles importantes. Au début des
années 90, au moment du passage de MS-DOS à Windows, tous les
utilisateurs se souviennent d'avoir fait cette constatation. Il a
fallu plusieurs années pour que l'interface graphique rentre dans les
murs, mais personne ne voudrait aujourd'hui revenir à un traitement de
texte à commande cryptique en mode caractère.
Une grande partie de la place occupée par les logiciels est également
liée aux systèmes d'aide en ligne et d'auto-formation (qui permettent
d'assister les utilisateurs et de réduire les coûts de support).
Toutefois, l'utilisateur n'est pas obligé de conserver ces fichiers
sur le disque dur. Enfin, l'augmentation de la capacité de stockage
des disques durs a été beaucoup plus rapide que l'augmentation du
poids des logiciels: ainsi, le logiciel de traitement de texte Word
occupait 10% du disque dur d'un PC il y a 10 ans (2 Mo sur un disque
dur de 20 Mo), alors qu'il n'occupe plus que 1,2% du disque dur d'un
PC d'aujourd'hui (environ 50 Mo sur un disque dur de 4 Go).
Microsoft lancerait des programmes de communication très importants pour
prendre pied sur les marchés de l'éducation et de la formation, et
utiliserait les enfants comme prescripteurs de ses technologies
Présent depuis 10 ans dans le secteur de l'Éducation, Microsoft y a
toujours porté une attention particulière et s'inscrit dans la
dynamique du développement des nouvelles technologies de l'information
à l'école. A cet effet nous avons développé deux programmes: Graine de
Multimédia et Compétences 2000.
Graine de Multimédia: grâce à ce programme, monté en partenariat avec
Hewlett-Packard, un certain nombre d'écoles primaires (18) se sont
vues dotées de PC multimédia et de logiciels y compris des logiciels
non Microsoft ; leurs instituteurs ont suivi un cycle de formation à
la maîtrise d'Internet et du réseau local qui était mis à leur
disposition. Ils ont également participé à une uvre collective d'étude
de l'utilisation pédagogique de la micro-informatique et du multimédia
dans les écoles, dont les résultats ont été rendus publics.
Compétences 2000 est un programme de formation aux technologies
informatiques destiné au monde de l'éducation, à l'enseignement
supérieur, aux professionnels de l'informatique et aux demandeurs
d'emplois. Il est le fruit d'un partenariat innovant entre l'industrie
des technologies de l'information (dont Microsoft), les professionnels
de la formation et de l'enseignement, le secteur public et les
collectivités locales. Il vise à créer une véritable dynamique visant
à réduire, en France, la pénurie de compétences techniques, pénurie
depuis longtemps mise en évidence par les analystes et les
professionnels de l'informatique.
Après quelques mois, Compétences 2000 rencontre un vif succès sur le
terrain, ce qui montre que ce programme répond à une attente.
Microsoft apporte à travers Graine de Multimédia et Compétences 2000
une contribution, sans doute modeste, à la prise de conscience de
l'importance de l'outil informatique dans les secteurs de l'éducation
et de la formation. Nous ne sommes pas les seuls à lancer ce type
d'initiatives, et c'est une bonne chose, car il s'agit d'un enjeu
majeur nécessitant le concours de tous les acteurs du marché.
Le but de Microsoft ne serait pas de faire de bons logiciels, mais de faire
du profit, grâce à des méthodes commerciales contestables, entraînant la
constitution d'un monopole.
Le premier objectif d'une entreprise est de servir ses clients, en
fabriquant des produits et des services de qualité. L'objectif associé
est de servir ses actionnaires, la notion de profit, et nous ne le
nierons pas, étant à la base du fonctionnement de l'économie de
marché.
En ce qui concerne Microsoft, la qualité de nos logiciels a en tous
cas été reconnue, au point de satisfaire aujourd'hui les besoins de
dizaines de millions d'utilisateurs dans le monde.
Ceci dit, il est vrai que Microsoft est une entreprise performante
financièrement, et ce pour plusieurs raisons.
La stratégie de Microsoft consiste à développer de bons logiciels, et
à en assurer la commercialisation à très grande échelle, grâce à des
partenaires et des intermédiaires qui permettent d'assurer ce volume.
Les profits de Microsoft (30 % de marge nette aujourd'hui) sont liés à
plusieurs facteurs:
* le volume des ventes: pour Microsoft, comme pour tous les éditeurs
de logiciels, la marge est directement liée au volume des ventes,
lui-même lié à la qualité du produit et à l'efficacité du système
de distribution.
* la taille du marché: celle-ci est en augmentation constante. Le
marché du PC croît d'environ 15 % par an dans le monde, et 90
millions de PC seront vendus en 1999. Les ventes de Microsoft
étant liées à la taille du marché des PC, Microsoft tire parti de
cette évolution.
* le coût de fabrication des produits: l'évolution des ventes aux
entreprises tend vers une dématérialisation progressive des
produits, avec la signature de contrats de licences. Il s'ensuit
une diminution proportionnelle de la vente des produits en boîtes,
dont le coût de fabrication et de logistique n'est pas
négligeable.
* la gestion de l'entreprise: Microsoft est une entreprise gérée de
façon très rigoureuse et avec un souci permanent d'efficacité, et
ce avec d'autant plus de motivation qu'une grande majorité de ses
collaborateurs sont actionnaires.
La stratégie commerciale de Microsoft implique une relation de
partenariat avec les développeurs et les constructeurs, afin d'offrir
des produits performants aux utilisateurs finaux.
Le succès d'un système d'exploitation repose sur la constitution d'une
infrastructure de compétences et de produits complémentaires, en
matériel et en logiciel. Quand un logiciel d'exploitation est
développé, intégrant les nouvelles fonctionnalités correspondant aux
grandes évolutions technologiques du moment, il faut que le plus
possible d'applications puissent utiliser ce nouveau système. Des
versions bêta du logiciel sont diffusées aux développeurs, pour leur
permettre de mettre au point de nouvelles applications, avant la
sortie du système d'exploitation.
Les revendeurs et autres partenaires diffusant le système sont ceux
qui feront le lien entre la technologie nouvelle et les utilisateurs
finaux. Il est donc important qu'ils maîtrisent parfaitement les
fonctionnalités du nouveau système d'exploitation, pour pouvoir en
conseiller l'emploi aux utilisateurs finaux.
Microsoft consacre donc un budget important à cette formation
technique et commerciale de ses revendeurs et partenaires Ces méthodes
commerciales, reposant sur une distribution 100% indirecte du produit
sont classiques, et pratiquées de la même façon par les autres
industriels proposant des systèmes d'exploitation.
Toutefois, la situation originale de Microsoft sur le marché des
systèmes d'exploitation explique également son succès. En effet, alors
que Microsoft se limite à l'édition de logiciels, ses concurrents sur
le marché des systèmes d'exploitation (Sun avec Solaris, et IBM avec
OS/2) sont en même temps fabricants de matériels. Ils ont donc
logiquement plus de difficultés à commercialiser des produits auprès
d'autres constructeurs dont ils sont les compétiteurs.
La vente d'un PC avec Windows relève d'une nécessaire intégration en
amont, et non pas de la vente liée.
Il est illégal de subordonner la vente d'un produit à l'achat
concomitant d'un autre produit. Mais dans le cas présent, il s'agit
d'une intégration en amont d'un produit fini, et pas de vente liée.
Le système d'exploitation fait partie intégrante de la configuration
finale qui est proposée à un client en bout de chaîne, au même titre
que le disque dur ou la mémoire. L'obligation du constructeur est de
fournir à ses clients un produit en état de fonctionnement, pouvant
donner satisfaction dès la première utilisation.
Rappelons ici que la mission de Microsoft est de mettre la
micro-informatique à la portée de tous. Pour l'utilisateur final,
l'intégration d'un maximum de fonctionnalités sur le PC est un facteur
de simplification de mise en route et d'utilisation, ce que cet
utilisateur recherche, en fin de compte.
Il existe plusieurs canaux de vente de PC, et les utilisateurs ont le
choix entre des constructeurs internationaux, des constructeurs
nationaux, et des assembleurs. Ces derniers, qui représentent environ
30 % du marché français, vendent des PC en offrant le choix du système
d'exploitation. Ils vendent également des machines sans système
d'exploitation, sur lesquelles peuvent être installés des logiciels
comme Linux. Ce canal intéressera donc une population plus
expérimentée en informatique. En revanche, la grande majorité des
clients, y compris en entreprise, demandent à bénéficier de PC sous
Windows, selon les constructeurs eux-mêmes.
Ce choix des utilisateurs est étroitement lié à la grande
disponibilité d'applications et de périphériques conçus pour Windows:
il suffit de visiter le rayon micro-informatique de tout magasin pour
s'en rendre compte. Il est bon également de souligner que le PC est la
plate-forme matérielle sur laquelle le choix de systèmes
d'exploitation est le plus vaste. Aucun autre ordinateur ne propose ce
choix. Les Macintosh sont livrés avec le système MacOS d'Apple, et on
peut y installer Linux. Les stations Unix RISC des constructeurs sont
livrées avec la version Unix spécifique de ces constructeurs. Les
AS/400 d'IBM sont livrés avec OS/400. Sur un poste de travail de type
PC, on a le choix entre MS-DOS, Windows 9X, Windows NT Workstation,
Linux, Sun Solaris, SCO Unix, Unixware, Interactive Unix, IBM OS/2
Warp, et même Rhapsody (version de MacOS adaptée aux PC).
La position de Microsoft sur le marché des systèmes d'exploitation et
applications bureautiques pour PC est certes importante, mais elle ne
nous dispense pas d'innover en permanence pour répondre aux besoins de
nos clients.
En effet, aucune règle contraignante n'empêche le marché d'adopter
d'autres technologies que celles de Microsoft. Si Microsoft
bénéficiait d'une rente de situation, l'entreprise pourrait imposer
une augmentation du prix de ses produits.
Or le prix de Windows est resté stable au cours des cinq dernières
années, alors que les services qu'il offre ont été très largement
étendus (intégration d'Internet, support de l'Universal Serial Bus,
outils d'auto-maintenance, graphiques 3D plus rapides, meilleur
support des jeux, etc.). Quant au prix des logiciels d'application,
ils ont baissé considérablement depuis les dernières années, et plus
rapidement encore que les produits de la concurrence (-47 % depuis
1991 pour Microsoft Word, contre -18 % pour Corel WordPerfect sur la
même période).
Enfin, si Microsoft était réellement dans une situation privilégiée
par rapport à ses concurrents, l'entreprise pourrait sans danger
cesser d'innover. Or l'investissement de Microsoft en recherche et
développement progresse constamment, en valeur absolue comme en
pourcentage du chiffre d'affaires, pour répondre en permanence aux
nouveaux défis du marché.
En réalité, le cycle d'évolution de la technologie est si rapide,
qu'il ne faudrait que 3 à 4 ans pour que Microsoft disparaisse du
marché si l'entreprise n'innovait plus.
Microsoft serait en mesure de contrôler la chaîne mondiale de l'information
et de la communication, mettant ainsi la démocratie en danger
Une seule entreprise, en l'occurrence Microsoft, peut-elle contrôler
la chaîne mondiale de l'information et de la communication, et mettre
en danger la démocratie en prenant le contrôle de l'Internet?
Il est utile, une fois pour toutes, de reprendre pied avec la réalité.
Le contrôle de l'Internet est un mythe qui relève de la science
fiction.
Microsoft est une entreprise composée d'hommes et femmes, passionnés
de technologies, qui sont des citoyens responsables et respectueux des
lois avant d'être des salariés Microsoft. Il est donc déraisonnable de
faire croire que Microsoft pourrait attenter à la démocratie et aux
libertés individuelles.
Par ailleurs, l'Internet est le système le plus ouvert et démocratique
qui existe. La prise de contrôle de l'Internet est totalement
impossible, et encore moins par une seule entreprise.
Ainsi, et même en imaginant que Microsoft fournirait tous les
standards utilisés par le réseau - ce qui n'est évidemment pas le cas,
Microsoft supportant une liste très large des standards du marché
définis par des organismes indépendants - cela ne permettrait pas plus
à l'entreprise de contrôler l'Internet, que cela n'a permis à France
Télécom de contrôler les conversations téléphoniques.
L'Internet constitue aujourd'hui le marché le plus concurrentiel et
celui qui se développe le plus rapidement au monde. Au fur et à mesure
que le nombre d'utilisateurs augmentera, de plus en plus de services
se développeront, et seront accessibles à un coût de moins en moins
élevé, grâce à des possibilités de connexions démultipliées.
De nombreux opérateurs économiques sont impliqués dans le
fonctionnement du réseau des réseaux: des éditeurs de logiciels, des
sociétés de service, des constructeurs d'ordinateurs, des opérateurs
de télécommunication, des routeurs, des fournisseurs d'accès, etc.
Microsoft se positionne prioritairement et principalement sur le
métier de la fabrication des logiciels, l'objectif de l'entreprise
étant de s'adapter à tous les standards, protocoles et plates-formes
de services utilisés par l'Internet pour pouvoir répondre aux besoins
de ses clients. Les développeurs peuvent ainsi concevoir des
applications diverses, qui permettent aux utilisateurs de bénéficier
au mieux des potentialités de l'Internet.
La seule alternative à Microsoft serait Linux
Linux est un mouvement créé en 1991 par un étudiant finlandais, Linus
Torvald. Partant d'un noyau Unix adapté, des développeurs communiquant
par Internet assurent la création des fonctions complémentaires et des
différentes versions de Linux. Linus Torvald synchronise et valide
l'ensemble. La règle fondamentale est que chaque développeur donne son
code source, pour que celui-ci puisse être amélioré, et fasse l'objet
de développements ultérieurs. Le produit est diffusé sous licence
spécifique d'utilisation, accompagné de son code source. Chacun peut
ainsi modifier, améliorer ou copier le logiciel, et le redistribuer à
son tour, gratuitement ou non. Des versions commerciales sont
également diffusées.
Le parc installé est estimé à 6 millions de licences dans le monde.
Linux a sans aucun doute sa place au côté du système d'exploitation de
Microsoft, mais aussi de ceux d'IBM, Sun, Oracle, et Novell.
L'utilisation du logiciel libre relève cependant d'un choix
philosophique plus qu'économique, et fait de la maîtrise du système
d'exploitation une affaire de spécialistes chevronnés.
Il apparaît que Linux ne répond pas aujourd'hui aux exigences de la
plupart des entreprises, et encore moins du grand public.
Linux présente des limites qui sont un frein à sa diffusion à grande
échelle, notamment dans les entreprises et auprès du grand public.
Au plan de la stabilité du système, Linux pose des problèmes de
coordination globale et l'on ressent fortement l'absence d'un chef de
projet.
Linus Torvald a quitté l'université l'an dernier pour rejoindre une
entreprise californienne. Le développement de Linux s'est depuis
considérablement ralenti. De même, le maintien de chaque
fonctionnalité de Linux dépend de la mobilisation des équipes. Ainsi,
certaines fonctionnalités n'ont pas connu d'actualisation depuis deux
ans.
L'installation de Linux est délicate. Pour que la performance du
système soit optimale, chaque version doit être réglée sur chaque
ordinateur à chaque installation, par un informaticien compétent. Sa
mise en uvre et son administration ne sont donc pas à la portée d'un
informaticien habitué aux systèmes plus conviviaux, et encore moins
d'un utilisateur de base. L'utilisation de Linux est complexe, les
logiciels fonctionnant en général avec des commandes en mode texte.
Enfin, les logiciels d'application fonctionnant sous Linux ont le plus
souvent des fonctionnalités limitées. Les traitements de texte
disposent rarement de fonctions aujourd'hui courantes sur PC ou
Macintosh: corrections orthographiques à la volée, saisie graphique de
tableaux, intégration de graphiques provenant d'applications. La
majorité des logiciels de traitement de texte sous Linux s'apparentent
encore à " Microsoft Write " qui date de 1985.
Les avantages liés à la gratuité et à la transparence de Linux sont
des critères non pertinents pour la majorité des utilisateurs.
La gratuité de Linux est un avantage peu décisif. En effet, le coût
d'un système d'exploitation est marginal par rapport aux autres coûts
de l'entreprise. Le prix du système n'est qu'un des éléments du prix
de la chaîne informatique dans les entreprises. La mise en place d'un
système d'exploitation traditionnel coûte plusieurs fois le prix du
système lui-même, tout autant que la réalisation d'un programme
applicatif et sa maintenance. Ainsi, en installant Linux, on économise
le coût du système d'exploitation, mais on renchérit celui de
l'installation, et on prend des risques pour la maintenance des
applications et du système lui-même.
Si certains considèrent que la mise à disposition permanente des codes
sources de Linux est une garantie absolue d'indépendance vis a vis des
éditeurs de logiciels, nous percevons mal quel est l'intérêt pour une
entreprise ou un particulier d'avoir accès aux sources de son système
d'exploitation...
En revanche, la diffusion des sources des systèmes est très utile aux
étudiants et aux chercheurs, pour comprendre le fonctionnement du
système et éventuellement le modifier. Linux restera donc probablement
longtemps encore un bon sujet d'étude pour informaticiens, plutôt
qu'un système voué à une diffusion importante.
Conclusion
Nous espérons que ce document aura contribué à donner au lecteur une
meilleure compréhension de la position de Microsoft dans les débats
dont nous faisons l'objet: encore une fois, nous sommes conscients que
la confiance de nos clients et partenaires se mérite, et les critiques
dont nous pouvons faire l'objet doivent susciter toute notre attention
à partir du moment où elles sont objectives.
Les équipes de Microsoft France sont en tout cas à votre disposition
pour éclairer et préciser, le cas échéant, certains sujets abordés
dans ce document, mais aussi et surtout pour répondre quotidiennement
à vos besoins.
Pour toutes informations complémentaires:
Corinne Got - BDDP Corporate pour Microsoft France
Tel. 01 49 09 26 50 ou 26 54
Fx: 01 49 09 27 09
e-mail: cgot-cam...@bddp-corporate.fr
NOTES
1- Comme en témoigne sa première place au classement de l'image de
marque des entreprises publié par L'Expansion en août 1998. [LINK]
2- L'information sur ces correctifs est fournie sous plusieurs formes:
dans l'actualité produits envoyée par e-mails mensuels aux clients
Microsoft s'abonnant gratuitement à ces informations, dans les
publications Microsoft, et également dans les nombreux séminaires
techniques organisés par Microsoft pour les clients, partenaires et
développeurs. L'information est par ailleurs largement relayée par la
presse informatique. [LINK]
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